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L’été de M. Bliss : un expert du Royaume-Uni étudie les coopératives d’habitation dans le cadre d’une visite pancanadienne

Publié le 29 août, 2018

Nic stands outside in the sun with a group of Québec co-op members

Les coopératives d’habitation du Canada font des choses étonnantes. Avec leurs fiducies foncières communautaires, leurs modèles de financement novateurs, leurs logements pour les aînés et d’autres groupes ayant des besoins particuliers, et les nombreuses façons dont elles appuient la communauté et la diversité, les coopératives du Canada sont un exemple que nous voulons montrer au reste du monde!

Au printemps et à l’été, les coopératives d’habitation du Canada ont accueilli un visiteur international qui a parcouru le pays pour étudier notre mouvement afin de trouver d’excellentes idées communautaires et d’affaires à ramener dans son pays.

Nic Bliss est le directeur des politiques à la Confederation of Co-operative Housing, l’équivalent britannique de la FHCC. Il a longtemps été associé au mouvement coopératif mondial. Son voyage, financé par le Winston Churchill Memorial Trust, a commencé à Victoria, en Colombie-Britannique, lors de l’assemblée générale annuelle du 50e anniversaire de la FHCC.

Même si c’était sa première visite au Canada, il s’agissait d’un choix naturel. Au Canada comme au Royaume-Uni, une coopérative moyenne compte environ 50 logements et a été construite durant les années 1970 et 1980. Les coopératives britanniques font face aux mêmes défis que ceux des coopératives canadiennes : bâtiments vieillissants, équilibre entre gouvernance et gestion, et la sempiternelle question de savoir comment encourager les membres à participer.

Nic stands in front of a "National Housing Strategy" banner with CMHC representatives.Mais il existe beaucoup de petites différences étonnantes. Une des choses que M. Bliss, qui vit dans une coopérative à Birmingham, a trouvé étonnante était que la plupart des coopératives britanniques n’ont pas de salle commune parce que les programmes ne prévoyaient pas de financement pour ces salles. Il a constaté que les coopératives canadiennes, qui sont plus susceptibles d’avoir des espaces communs, ont également une culture plus amicale.

Bliss a donc entrepris de traverser notre pays de Victoria, en Colombie-Britannique, jusqu’à la ville de Québec, au Québec. En chemin, il a visité de nombreuses coopératives, parlé à beaucoup de membres et aussi réussi à visiter certaines attractions touristiques.

Voyageant à travers le Canada, M. Bliss a découvert «différents environnements, différentes approches, mais les mêmes entreprises et communautés coopératives.»

Inspiration

Nic in a radio station recording booth with Thom Armstrong and a radio hostLa principale inspiration de M. Bliss a été la Fiducie foncière communautaire de Vancouver, qui a pour but d’acquérir, de créer et de préserver des logements abordables à Vancouver. La fiducie foncière construit plus de 1 000 logements abordables pour s’attaquer à la crise du logement abordable à Vancouver.  Lorsqu’on place des terrains dans une fiducie foncière communautaire, on retire ces terrains du marché de façon permanente, tout en assurant que les logements construits sur ces terrains demeureront abordables pour toujours. Cette mesure innovatrice est un exemple que M. Bliss ramènera avec lui en Angleterre.

Pendant que M. Bliss séjournait au Canada, le Royaume-Uni a mis sur pied le Fonds pour les logements communautaires, une demande de longue date de son organisme. Comme la Stratégie nationale sur le logement du Canada, ce Fonds offrira un financement grandement nécessaire à un secteur qui a longtemps manqué de moyens pour développer de nouveaux logements.

Les coopératives d’habitation au Royaume-Uni font face aux mêmes problèmes que celles du Canada : puisqu’il y a eu très peu de développement pendant si longtemps, il reste bien peu de gens ayant les compétences nécessaires pour développer de nouveaux logements. Le CCH a créé un programme de formation et d’accréditation pour les personnes qui veulent développer des logements. Le besoin pour des logements abordables est grand, mais beaucoup de jeunes au Royaume-Uni, tout comme au Canada, sont désireux d’aider et de participer.

Au Royaume-Uni tout comme au Canada, les coopératives sont parmi les chefs de file lorsqu’il s’agit de bâtir des communautés novatrices et durables. Une coopérative britannique que M. Bliss cite en exemple est la Low Impact Living Affordable Community (LILAC) à Leeds, construite avec des méthodes de bâtiments durables et gérée par la Mutual Home Ownership Society, un modèle financier innovateur qui assure l’abordabilité en permanence.

Inégalité

Par ailleurs, M. Bliss a également eu l’occasion de découvrir certains aspects moins reluisants de l’histoire et de la culture du Canada, comme le régime des pensionnats et son impact qui se fait encore sentir sur les Premières nations, les Inuits et les Métis. Entendre Margaret Pfoh, de l’Aboriginal Housing Management Association, et le chef Edward Thomas de la nation Esquimalt, parler à l’AGA de la FHCC lui a donné une idée des énormes besoins de logement des Autochtones du Canada.

Après l’incendie de Grenfell à Londres, les défenseurs du logement en Grande-Bretagne ont également dû s’engager dans des conversations difficiles au sujet de la façon de répondre aux besoins de logement des personnes les plus marginalisées et des conséquences mortelles qui peuvent découler lorsqu’on met le profit avant la sécurité des gens dans leurs logements.

Attractions touristiques

En chemin, M. Bliss s’est retrouvé à un barbecue pour célébrer la fête du Canada dans une coopérative de Toronto, il s’est joint à une visite d’autobus effrénée de l’Association de l’habitation coopérative de l’Ontario de 38 coopératives à Ottawa et il a pu observer le fleuve Saint-Laurent et les fortifications de la vieille ville de Québec à partir de la terrasse sur le toit de la Coopérative d’habitation La Grand’Voile, une coopérative de Québec.

Le Canada est un pays vaste et M. Bliss avait un horaire très chargé, mais il s’est efforcé de voir les attractions en chemin. Il était assis dans le siège du copilote dans un hydravion en traversant le détroit de Géorgie de Victoria à Vancouver, il a marché avec des loups en Colombie-Britannique, a fait du camping et a vu un groupe de zydeco jouer sur l’île de Toronto.

Dans l’ensemble, son voyage a été un succès. Comme il le souligne : «J’ai la tête pleine d’accueils chaleureux de la part d’un grand nombre de magnifiques coopérateurs canadiens.»

Nic Bliss prépare un rapport sur ses voyages à travers le Canada, qui sera bientôt disponible auprès de la Confederation of Co-operative Housing. Vous pouvez également lire le blogue de son voyage ici.


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